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| La joie de Pauleta, buteur pour le PSG face à Auxerre en demi-finale de la Coupe de la Ligue, le 26 février 2008 |
| avec ©AFP Bertrand Guay |
Le Paris SG, grâce à des têtes de Yepes et Pauleta puis un but de Mendy, s'est qualifié (3-2) pour la finale de la Coupe de la Ligue en retrouvant des couleurs, face à des Auxerrois trop frileux pour lui contester son billet pour le Stade de France, mardi au Parc des Princes. L'autre demi-finale oppose mercredi Le Mans à Lens. Le PSG équipe de coupe, ce n'est décidément pas qu'un cliché: le club parisien, qui restait sur quatre matches sans victoire en Ligue 1 où il se morfond à la 16e place, entrevoit désormais la possibilité de sauver une saison médiocre par la voie express vers l'Europe que représente la Coupe de la Ligue, dix ans après sa seconde victoire dans cette épreuve (après 1995). Paul Le Guen avait reconnu lundi que cette compétition n'était au départ pas sa 'préoccupation principale', trop soucieux de la mauvaise posture en championnat. Mais l'Europe à deux pas l'a poussé à aligner une équipe-type. Et dans cette formation, ce sont les réprouvés de l'ère Le Guen qui ont débloqué la situation. D'abord de deux coups de tête: par Yepes à la retombée d'un bon travail d'Armand (32), puis Pauleta, oublié dans la défense bourguignonne et qui reprenait une remise +dans la boîte+ de Bourillon pour signer son 5e but dans cette épreuve cette saison (44). Puis par Mendy, concluant un débordement (78). Deux autres joueurs sont en revanche apparus fébriles. Landreau a commis une nouvelle bourde: il renvoyait du poing dans ses filets un ballon aérien sur une tête anodine de Niculae contré par un défenseur parisien (74). Après son erreur sur le but monégasque samedi, le gardien remplaçant de l'équipe de France, auquel Le Guen a ostensiblement renouvelé sa confiance, traverse décidément une passe difficile. D'autant qu'il était abandonné par sa défense face à Quercia qui réduisait le score dans les dernières secondes d'un geste acrobatique (90+3). Bourillon, qui jouait à côté de l'inusable Clément en raison des forfaits de Chantôme et Digard, a été l'autre déception parisienne, hormis dans le jeu de tête. Aux côtés du capitaine portugais était aligné non pas Diané, pourtant l'homme en forme de l'attaque parisienne en 2008, mais Luyindula. Bonne pioche pour Le Guen: le N.7 faisait apprécier sa capacité à garder le ballon, sa qualité de déviation et même son engagement et sa vitesse, lui qui était resté cantonné à de la figuration lors de ses dernières sorties. 'Mais ils sont où les Auxerrois?' La ritournelle chantée par les supporteurs parisiens posait une vraie question: les Bourguignons de mardi n'avaient rien à voir avec l'AJA aux trois victoires consécutives en L1, la dernière à Nice. Jean Fernandez avait visiblement choisi de subir pour privilégier la contre-attaque: le piège s'est refermé sur les Icaunais.
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